Les maladies cardio-neuro-vasculaires représentent la première cause de mortalité dans le monde et sont responsables en France de plus d’un million d’hospitalisations chaque année et de 140 000 décès.
Malgré des progrès scientifiques et médicaux constants, de nombreux patients continuent aujourd’hui de décéder ou de subir les séquelles d’un accident vasculaire cérébral (AVC) ou de pathologies d’origine cardio-vasculaire.
Parmi elles, l‘infarctus du myocarde se distingue particulièrement, avec environ 128 000 hospitalisations par an. Ils sont associés à un taux élevé de facteurs de risque notamment liés au mode de vie, comme le tabagisme, l’activité physique, ou l’alimentation, et à des désordres cardio-métaboliques (hypercholestérolémie, hypertension, diabète), et leur taux d’évènements à long terme qui reste encore trop élevé. Ce fardeau renforce la nécessité de mieux comprendre les mécanismes physiopathologiques, et permettre de développer des stratégies personnalisées de prévention, notamment dans le post-infarctus.
De même, en France, chaque année, on enregistre 165 000 AVC, dont 25% seront fatals, et 50% conduiront à un handicap majeur irréversible. Les causes de ces AVC sont multiples, mais près d’un tiers d’entre eux sont attribuables à une pathologie cardiaque sous-jacente, telle que la fibrillation atriale.
Ces pathologies touchant le cerveau et/ou le cœur présentent des facteurs de risque communs et des mécanismes étiologiques souvent proches. L’objectif de notre équipe de recherche est de mieux comprendre, à la fois chez l’humain et grâce à des modèles expérimentaux, les liens qui unissent les maladies cérébro- et cardio-vasculaires.
Une des forces de notre équipe est d’unir les compétences de médecins (neurologues, cardiologues, chirurgiens vasculaires, ophtalmologistes, …) et celles de chercheurs dans une recherche transversale, à la fois clinique, épidémiologique et fondamentale.
L’originalité scientifique de l’équipe PEC2 est aussi liée à son fort potentiel translationnel, grâce à l’implication majeure de deux registres : le Registre Dijonnais des AVC et l’observatoire des Infarctus du myocarde de Côte d’Or (RICO), permettant une approche épidémiologique combinée particulièrement originale de ces pathologies, au sein d’une zone géographique commune.